Dimanche 24 Septembre 2017 - Nombre : 3907 áæÍÉ ÇáãÝÇÊíÍ ÇáÚÑÈíÉ





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La nuit du 6 au 7 mars2010 , une partie de la tour sud du Château de mer s’est effondrée. Cet épisode dramatique dû entre autres à de fortes précipitations  que connaît tout le Maroc ne peut pas mettre sous boisseau la lente agonie de ce fort du 16ème siècle, considéré comme  l’un des plus grands bâtiments lusitaniens hors  Portugal.

« El Borj » comme l’appellent les Safiots,  fait partie  de la géographie et de l’histoire de la ville  et constitue l’un des vestiges d’une longue présence portugaise dans tout le Doukkala ( Azemmour, Mazagan, Saffi ( Saphi), Akouz…). Le monument a été restauré dans les années 60 et a pu abriter des spectacles divers.

Toutefois, au regard de la force de la houle atlantique, les fondations commencent à s’effriter par l’usure et par le manque d’un entretien adéquat.

Les coûts, il est vrai,  dépassent et de loin les capacités locales et régionales, voire nationales. De sources officieuses l’on estimerait une restauration en bonne et due forme à la bagatelle de 4,5 milliards de cts. Et, depuis belle lurette, responsables de la Culture et société civile ne cessent à tour de rôle de s’alarmer, et de sonner le  tocsin avant  le glas inévitable  et redouté.

S’il y a des responsables, c’est bien au niveau du Ministère de la Culture  qui n’a jamais daigné s’intéresser à des monuments  à fort potentiel en termes de tourisme culturel. Et cela constitue  d’ailleurs l’une  des recommandations des dernières journées de consultation  pour la Région Doukkala-Abda sur la Charte de l’Environnement et du Développement durable des 17 et 18 février dernier : créer un fonds spécial pour la restauration des monuments historiques  dans la Région. Des paroles aux actes… ???

P.S. Les Portugais ont une solution.



Il y a déjà une dizaine d’années, M. Med Cheikh Biadillah, alors Wali de la Région Doukkala-Abda  avait reçu  une délégation portugaise qui proposait  un plan de sauvetage du Château de mer, exemple à l’appui.

Il s’agissait d’installer en mer des digues sous forme d’épis qui amasseront le flux de sable et dans quelques années la ville aurait  une  plage et les flots  ne toucheraient plus les remparts… 

Une étude accablante.

Elle a été  réalisée par M. Saïd CHEMSI responsable des Monuments historiques au niveau de la Délégation des Affaires culturelles  de Safi. Daté du 3 mars courant, le rapport sur la dégradation des monuments historiques sonnait encore l’alarme : l’intérieur du Château de mer, la Cathédrale étaient reconnus comme en grand  péril

 

 

                                                          Saïd LAQABI