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Massacre écologique à la Plage Lalla Fatna ( Safi) Désolant, affligeant, une vue de l’apocalypse, les descriptions rivalisent en termes de superlatif afin de pouvoir rendre compte du massacre écologique que subit la petite et jolie plage de Lalla Fatna ( une dizaine de km au nord de Safi). Imaginons la situation suivante : des dizaines de tentes plantées dans le décor et sans aucune installation sanitaire. Les poubelles surtout les bouteilles et les sacs en plastique ( la 8ème plaie du Maroc) jonchent une belle surface de sable fin. Une arène où l’ homme inconscient est entrain de terrasser dame nature. Certes, une usine de la place qui croit dur comme béton en sa vocation citoyenne a installé ça et là quelques petits conteneurs pour la collecte des ordures ménagères des citoyens-estivants. Des campagnes ( comme d’habitude) e sensibilisation ont eu lieu dans la joie et l’allegresse et surtout le crépitement des appareils photos dans le dessein d’orner le press-book de l’année. Nonobstant, une campagne est l’antonyme de ce qui est pérenne ou qui doit l’être. Car en l’absence de structure logistique pour le ramassage des ordures, la campagne et avec toutes ses bonnes intentions durera le temps des cerises ( moins les effluves fruités évidemment). La Commune rurale de Had Hrara, pourtant assez

riche, prend manifestement du plaisir et des sous à louer le parking de voitures par exemple mais trouverait qu’un ramassage régulier des ordures ménagères n’est point de son ressort. Le pire est de caractère scatologique. Effectivement, en l’absence, de toilettes publiques voire de latrines comme dans n’importe camp de réfugiés qui se respecte, les estivants pratiquent la technique de la pêche polaire : creuser un trou et faire un don à la nature avant d’imiter le chat en couvrant le corps du délit par une couche de sable. Ainsi, la plage est un vrai parcours à trou où il est conseillé de marcher comme dans un champ de mines. Mais au dernière nouvelle, une forte marée océane est venue découvrir le pot-au-roses. La solution est, à notre sens simple pour que cette plage mythique des surfeurs ne se transforment pas en fosse sceptique mâtinée d’une décharge saisonnière ; soit interdire le camping à cause de l’absence de structures d’accueil, soit équiper la plage comme il se doit ( gestion déléguée, location longue durée…) A bon entendeur Salut.